Charles Rennie Mackintosh, Glasgow


Dans le cas de cette rétrospective, l'une des plus grande jamais réalisée en hommage à l'architecte écossais Charles Rennie Mackintosh, la difficulté était d'arriver à magnifier les créations d'un autre. Le choix muséographique a été celui de l'effacement respectueux sans pour autant céder à une docilité servile. L'ensemble de la scénographie est fondé sur la citation et la mise en place des préceptes de cet architecte légendaire avec comme exception à la règle, les panneaux d'angles qui, en contre-point du discours officiel, proposaient en réflexion dans un miroir, une histoire peu connue de Charles Rennie Mackintosh.




La photographie et le cinéma ont en commun d’être un point de vue orienté (point de vue, cadre, composition, éclairage, facture de l'image...) avec une capacité narrative. Mais le cinéma, espace visuel + espace sonore changeant, comporte des nouveaux éléments : le sens du mouvement d’un objet dans l’espace visuel et la comparaison.


Le sens du mouvement et la comparaison font émerger une flèche du temps et décuple la capacité narrative. Depuis les débuts du cinéma, on sait qu’il n’est pas besoin du langage pour produire du récit, et parfois même le récit se trouve renforcé dans sa dimension poétique par l’absence du langage parlé. Dans les extraits qui suivent, cette dimension poétique trouve son sujet dans le travail de l’architecte écossais Charles Rennie Mackintosh, renforcée par la fluidité du mouvement de la caméra (steadycam) et l’écriture musicale.


Glasgow School of Art © Daniel Schmitt - Creamuse - Glasgow's museums


Film diffusé dans l'exposition Charles Rennie Mackintosh. Réalisateur : Julien Béalu, musique : Jean-Claude Guignard, production : Daniel Schmitt, Créamuse et Glasgow's museums, 1997.



Mission de maîtrise d’oeuvre et de médiation muséographique • Maîtrise d’ouvrage : Glasgow's Museums • Surface : 1 200 m² - Photos : Glasgow's museums et Daniel Schmitt.